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Recensement de 2006 : Portrait de la population canadienne en 2006, selon l'âge et le sexe : Le portrait national

Les baby-boomers : toujours la génération la plus nombreuse

Nés entre 1946 et 1965, les baby-boomers étaient âgés de 41 à 60 ans en 2006. Malgré leur avancée en âge, c’était encore le groupe d’individus le plus nombreux dans la population : presqu’un Canadien sur trois était un baby-boomer en 2006. En 1966, il y a 40 ans, le poids de ces baby-boomers dans la population était supérieur à 40 %.

Figure 7 Différentes générations au sein de la pyramide des âges de la population canadienne en 2006

En ayant comme référence la génération des baby-boomers, on peut positionner d’autres générations importantes du XXe siècle. Par exemple, la génération des parents des baby-boomers, composée des personnes nées entre 1922 et 1938 et âgées entre 68 et 84 ans en 2006, se situait au sommet de la pyramide des âges. Les effectifs de cette génération ont déjà commencé à diminuer rapidement sous l’effet de la mortalité, plus forte aux grands âges, si bien que moins d’un Canadien sur dix y appartenait en 2006.

La génération des enfants des baby-boomers apparaît également clairement sur la pyramide des âges de la population canadienne en 2006. Ces personnes, nées entre 1975 et 1995 et âgées entre 11 et 31 ans en 2006, représentaient 27,5 % de l’ensemble des Canadiens selon le Recensement de 2006. La taille importante de cette génération s’explique non seulement du fait qu’il s’agit de « l’écho » du baby-boom mais aussi en raison d’une légère hausse de la fécondité au tournant des années 1990.

Deux autres générations, numériquement moins importantes parce que regroupant un moins grand nombre d’années de naissance, peuvent être distinguées sur la pyramide des âges de 2006. D’une part, la génération de la Seconde Guerre mondiale regroupe les personnes nées entre 1939 et 1945 au Canada. Ces personnes avaient entre 61 et 67 ans en 2006 et représentaient 6,4 % de la population canadienne.

D’autre part, il y a la génération dite du « baby-bust » (1966 à 1974), qui correspond aux années de déclin rapide de la fécondité qui a suivi le baby-boom au Canada. Composée en grande partie d’enfants de la génération de la Seconde Guerre mondiale, cette génération regroupait 3,9 millions de personnes âgées entre 32 et 40 ans en 2006. Celles-ci ne représentaient que 12,4 % de la population canadienne.

Les variations observées dans la taille des différents groupes d’âge de la population s'expliquent en grande partie par le passage des différentes générations au travers de ces groupes d’âge. Par exemple, l’augmentation rapide du groupe d’âge des 55 à 64 ans ainsi que la diminution des 30 à 39 ans depuis 2001 s’expliquent principalement par le vieillissement des baby-boomers dont les plus âgés ont dépassé 60 ans et les plus jeunes ont désormais quitté la trentaine. Le passage de la génération du « baby-bust », numériquement moins importante que celle du baby-boom, aux âges où les femmes ont la plupart de leurs enfants, explique par ailleurs une bonne part de la baisse du nombre d’enfants âgés de moins de 15 ans depuis 1996.

L’analyse des différentes générations les unes par rapport aux autres permet également d’anticiper certains phénomènes liés au cycle de vie. Ainsi, par exemple, on peut penser que les parents des baby-boomers, qui composaient principalement le groupe des personnes âgées en 2006, peuvent souvent compter sur le support et la présence de plusieurs enfants pour les accompagner dans la vieillesse. Il faut s’attendre à ce qu’il en aille autrement avec les baby-boomers, lesquels sont actuellement en « sandwich » entre les besoins de leurs parents vieillissants et ceux de leurs enfants, souvent encore présents à la maison. Ayant restreint leur descendance comparativement à leurs parents, les baby-boomers une fois âgés auront moins d’enfants sur lesquels compter. Il est toutefois possible que le nombre limité de leurs enfants soit, en partie du moins, compensé par la présence de leurs nombreux frères et sœurs.

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