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Recensement de 2006 : Le portrait linguistique en évolution, Recensement de 2006 : Faits saillants

Le Canada a deux langues officielles, le français et l'anglais. Leur statut s'enracine dans l'histoire du pays et confère des droits et un soutien institutionnel aux francophones et aux anglophones.

Bien qu'on assiste à une croissance très importante de la population de langue maternelle autre que française ou anglaise au pays depuis le milieu des années 1980, celle-ci tend à adopter l'une ou l'autre des deux langues officielles comme langue d'usage à la maison au fur et à mesure que se prolonge la durée de leur séjour au Canada.

D'après le Recensement de 2006, les langues officielles peuvent être parlées par 98 % de la population. De plus, elles sont utilisées au moins régulièrement à la maison par 94 % des Canadiens et elles y prédominent, parfois avec une langue autre que le français ou l'anglais, dans 89 % des cas.

En revanche, les langues maternelles française et anglaise ne représentent plus, ensemble, que 80 % de la population, le français, 22 % et l'anglais, 58 %. Les autres langues maternelles composent donc 20 % de la population du pays. (Les autres langues maternelles comprennent les langues autochtones, lesquelles feront partie du document analytique du Recensement de 2006 portant sur les peuples autochtones qui sera diffusé le 15 janvier 2008.) Le groupe le plus important d'entre elles est formé de l'ensemble des langues chinoises1 et représente 3 % de la population.

En raison de la hausse importante de l'immigration depuis le milieu des années 1980, essentiellement composée de personnes de langue maternelle autre que le français ou l'anglais, le poids de ces allophones a rapidement augmenté de 13 % en 1986 à 17 % en 1996 et à 20 % en 2006.

Anglophones et francophones

Au Recensement de 2006, on dénombrait environ 18 056 000 anglophones, en hausse de 3,0 % depuis 2001, et environ 6 892 000 francophones, soit une augmentation de 1,6 %. Pour les deux groupes, la hausse est légèrement supérieure à celle qui avait été observée durant la période quinquennale précédente.

Les anglophones représentent encore la majorité de la population. Bien que leur nombre ait continué de s'accroître, leur poids au sein de la population canadienne est passé de 59,1 % en 2001 à 57,8 % en 2006. Il en va de même pour la population francophone. Leur part relative est en effet passée de 22,9 % en 2001 à 22,1 % en 2006. La forte croissance de la population immigrante explique cette diminution, plus importante pour la population anglophone que pour la population francophone.

Tableau 1 Population selon la langue maternelle, Canada, 1996 à 2006

Quant à la langue d'usage prédominante au foyer, la part relative du français est en baisse continue, passant de 26 % en 1971 à 21 % en 2006, alors que celle de l'anglais est retournée en 2006 à la même valeur qu'en 1971, soit 67 %. Cette proportion avait atteint 69 % en 1986 peu avant la forte croissance de l'immigration allophone.

Cette évolution s'observe dans toutes les provinces, sauf au Québec. Dans cette province, la proportion tenue par l'anglais en tant que langue prédominante au foyer a fléchi, passant de 14,7 % en 1971 à 10,5 % en 2001, pour ensuite se stabiliser à 10,6 % en 2006. En ce qui concerne le français, sa part relative comme langue d'usage au foyer est passée de 81 % en 1971 à 83 % en 2001, puis a diminué à 82 % en 2006. Cette situation résulte de la forte immigration récente ainsi que de la réduction des pertes nettes de la population anglophone dans les échanges migratoires avec le reste du pays.

Les allophones

Le Recensement de 2006 a permis de dénombrer 6 293 000 allophones, une augmentation de 18 % depuis 2001, soit de 958 000 personnes. Entre 2001 et 2006, environ 1,1 million d'immigrants se sont établis au Canada, 80 % d'entre eux étant allophones (901 300).

Les Canadiens ont déclaré plus de 200 langues à la question du recensement sur la langue maternelle. Celles-ci comprennent les langues associées à l'immigration ancienne, telles que l'allemand, l'italien, l'ukrainien et le néerlandais, mais également celles qui caractérisent l'immigration plus récente, en particulier les langues de l'Asie ou de l'Amérique latine, lesquelles ont affiché les hausses les plus importantes.

Parmi ces langues, figurent les langues chinoises, le pendjabi, l'espagnol, l'arabe, le tagalog et l'ourdou. Plus d'un million de personnes (1 034 000) ont déclaré avoir une langue chinoise comme langue maternelle. Il s'agit d'une augmentation de presque 162 000 personnes depuis 2001, soit de 18,5 %. Ces personnes rassemblaient 3,3 % de la population du pays, comparativement à 2,9 % cinq ans plus tôt. Le pendjabi occupe le quatrième rang des langues maternelles les plus fréquemment déclarées et son taux de croissance a été de 34 % depuis 2001. Parmi les 10 groupes allophones les plus importants au Canada, l'ourdou est celui qui a connu la plus forte croissance depuis 2001, soit une augmentation de 80 % de son effectif, passant de 87 000 à 156 000.

Parmi les trois grandes régions métropolitaines de recensement (RMR), Toronto est celle ayant la proportion la plus élevée d'allophones. Plus de quatre habitants sur 10 y ont une langue maternelle autre que le français ou l'anglais (44 %). De même, un peu plus de quatre habitants sur 10 sont allophones dans la région métropolitaine de recensement de Vancouver (41 %). Quant à la RMR de Montréal, on y trouve proportionnellement beaucoup moins d'allophones (22 %).

Le bilinguisme

La proportion de Canadiens ayant déclaré pouvoir soutenir une conversation en français et en anglais s'est élevée à 17,4 % en 2006. Près de sept anglophones sur 10 au Québec (68,9 %) ont déclaré être bilingues, comparativement à 7,5 % des anglophones vivant à l'extérieur du Québec. Quant aux francophones, leur taux de bilinguisme est de 35,8 % au Québec, comparativement à 83,6 % dans le reste du pays.

Canada. Pourcentage de la population ayant une connaissance du français et de l'anglais selon les divisions de recensement (DR) de 2006


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