Les allophones (immigrants et non immigrants) utilisent de plus en plus fréquemment le français à la maison au Québec. En 2006, 24 % d'entre eux ont déclaré parler le français le plus souvent à la maison, comparativement à 20 % en 2001 et 17 % en 1996. Par ailleurs, la proportion d'allophones ayant déclaré parler l'anglais le plus souvent à la maison a légèrement fléchi, passant de 22 % en 2001 à 21 % en 2006.
La population anglophone du Québec a longtemps bénéficié de la quasi-totalité des transferts linguistiques des allophones vers l'anglais. Toutefois, en 2006, pour la première fois, une majorité d'allophones ont adopté le français comme principale langue d'usage à la maison.
En effet, en 2006, 51 % des allophones avaient adopté le français comme langue parlée à la maison, comparativement à 46 % en 2001 et à 39 % en 1996. Pour ce qui est des transferts linguistiques vers l'anglais, la proportion a diminué, atteignant 49 % en 2006, comparativement à 54 % en 2001 et à 61 % en 1996.
Alors que les immigrants allophones de longue date parlent l'anglais plutôt que le français à la maison, ceux arrivés depuis 1971 adoptent majoritairement le français. Parmi les allophones arrivés au pays entre 2001 et 2006, et qui parlent soit le français soit l'anglais le plus souvent à la maison, 75 % y parlent principalement le français. Cette proportion représente un sommet en regard des autres périodes d'immigration.
Considérant les transferts linguistiques vers l'une ou l'autre des deux langues officielles du pays, 24 % des immigrants allophones du Québec arrivés au pays entre 2001 et 2006 ont déclaré parler le français ou l'anglais le plus souvent à la maison.
Pour une cohorte d'immigrants donnée, cette proportion augmente en raison directe de la durée de séjour au pays. Ainsi, parmi les immigrants arrivés au pays entre 1981 et 1990, 24 % déclaraient parler le français ou l'anglais le plus souvent à la maison lors du Recensement de 1991, comparativement à 30 % en 2001 et à 34 % en 2006.
Tableau 14 Utilisation d'une langue officielle le plus souvent à la maison chez les immigrants allophones selon la période d’immigration, Québec, 1971, 1991, 2001 et 2006