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Recensement de 2006 : Le portrait linguistique en évolution, Recensement de 2006 : Forte croissance des allophones et des langues autres que le français ou l'anglais au Canadarevision gif

Un Canadien sur cinq est allophone en 2006

Les personnes dont la langue maternelle n'est ni l'anglais ni le français (les allophones) représentent maintenant 20,1 % de la population, en hausse depuis cinq ans (18,0 % en 2001). Leur nombre dépasse 6 millions d'individus en 2006 (voir le tableau A-1). Le taux d'accroissement des allophones s'est élevé à 18 % de 2001 à 2006, représentant le taux de croissance quinquennal le plus élevé depuis la période de 1986 à 1991.

Canada. Pourcentage d'allophones selon les divisions de recensement (DR) de 2006

L'accroissement rapide de la population allophone résulte de l'immigration

L'augmentation de la population allophone découle de l'accroissement du nombre d'immigrants récents de langue maternelle autre que le français ou l'anglais. Plus de 1,1 million d'immigrants sont arrivés au Canada au cours des cinq années précédant le Recensement de 2006. De ce nombre, 81 % avaient une langue maternelle autre que le français ou l'anglais. Depuis les années 1960, l'immigration est composée d'une majorité de personnes de langue maternelle autre que le français ou l'anglais.

L'immigration allophone influe également sur la proportion des individus qui parlent une langue non officielle le plus souvent à la maison. De 1971 à 2006, ce nombre a plus que doublé, passant de 1,6 million à 3,7 millions. En 2006, c'était le cas d'un Canadien sur huit (11,9 %), en hausse depuis 2001 (10,4 %) (voir le tableau A-2).

L'augmentation de la proportion des allophones entraîne une baisse de la proportion des groupes de langue officielle

La hausse importante de la proportion des allophones au pays a entraîné une baisse de la proportion des groupes de langue maternelle anglaise, de 59,1 % en 2001 à 57,8 % en 2006. En ce qui concerne les personnes de langue maternelle française, la forte immigration allophone est l'un des facteurs qui a contribué à la réduction de leur poids relatif de 22,9 % en 2001 à 22,1 % en 2006 au Canada, en prolongement d'une évolution à la baisse qui persiste depuis plus d'un demi-siècle.

Plus de 200 langues maternelles non officielles sont déclarées

La population allophone est très hétérogène : plus de 200 langues différentes ont été déclarées à la question du recensement sur la langue maternelle en 2006. Les personnes ayant mentionné l'une ou l'autre des langues maternelles chinoises regroupent la plus grande proportion des allophones au Canada, soit 16,4 %; viennent ensuite la langue maternelle italienne (7,6 %) et allemande (7,4 %). Toutefois, chacun des groupes de langue maternelle autre que le français ou l'anglais ne représente qu'une petite fraction de la population du pays. Ainsi, 3,3 % de la population canadienne a l'une ou l'autre des langues chinoises comme langue maternelle. Quant aux langues maternelles italienne et allemande, elles représentent l'une et l'autre 1,5 % de la population canadienne.

Certains groupes de langue maternelle non officielle diminuent, d'autres augmentent

En 2006, la composition du groupe allophone diffère de celle observée en 1971. Les groupes linguistiques les plus nombreux en 1971, soit l'allemand, l'italien, l'ukrainien et le polonais, ont connu une faible immigration depuis 35 ans. Les enfants et les petits-enfants de ces immigrants ont, pour la plupart, l'anglais ou le français comme langue maternelle et ne contribuent donc pas à la croissance du groupe linguistique de leurs parents ou grands-parents.

Par contre, l'arrivée massive d'immigrants en provenance d'Asie ou d'Amérique latine a contribué de façon importante à la croissance de l'effectif d'autres groupes linguistiques. L'effet du mouvement migratoire s'observe aisément en suivant la variation, entre 2001 et 2006, de l'effectif des 10 groupes de langue maternelle autre que le français ou l'anglais les plus considérables au Canada. Outre les groupes les plus nombreux en 1971, s'ajoutent les langues chinoises, le pendjabi, l'espagnol, l'arabe, le tagalog et l'ourdou.

La population ayant l'italien comme langue maternelle a connu une baisse de plus de 17 000 individus entre 2001 et 2006. La perte est équivalente pour le groupe de langue maternelle ukrainienne. L'évolution à la hausse du groupe de langue maternelle allemande, en baisse depuis 1961, constitue un renversement soudain, ce groupe s'étant accru de 11 000 depuis 2001. Cette croissance résulte d'une importante immigration entre 2001 et 2006, principalement vers l'Ontario et le Manitoba.

Tableau 2 Les langues maternelles non officielles les plus courantes, 1971, 2001 et 2006

Le groupe des langues maternelles chinoises est celui qui a connu la plus forte croissance depuis 2001, soit de plus de 160 000. Deux personnes de langue maternelle chinoise sur trois sont arrivées au pays depuis 25 ans ou moins. L'espagnol occupe la deuxième place dans l'ordre d'importance de la croissance des langues maternelles, suivi du pendjabi, de l'ourdou, du tagalog et de l'arabe. La poussée de ces groupes linguistiques résulte d'une forte immigration récente. Quant aux personnes de langue maternelle italienne et portugaise, elles sont arrivées surtout avant 1981.

Figure 1  Langues maternelles non officielles selon le statut d'immigrant et la période d'immigration, Canada, 2006


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