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Recensement de 2006 : Le portrait linguistique en évolution, Recensement de 2006 : La baisse de la proportion des francophones et du français se poursuit

La hausse des transferts linguistiques des francophones vers l'anglais se poursuit à l'extérieur du Québec1

Un transfert linguistique correspond à l'utilisation d'une langue autre que la langue maternelle le plus souvent à la maison.

Bien qu'il n'ait pas une incidence directe sur l'effectif et la croissance des minorités francophones vivant à l'extérieur du Québec, le transfert linguistique des francophones vers l'anglais est souvent un signe avant-coureur d'un changement futur. En effet, la langue parlée le plus souvent à la maison sera d'ordinaire celle qui sera transmise aux enfants en tant que langue maternelle2.

Le taux de transfert linguistique des francophones vers l'anglais est en hausse continuelle depuis 1971. Ainsi, en 2006, 39 % des francophones parlaient l'anglais le plus souvent à la maison, comparativement à 38 % en 2001, à 35 % en 1991 et à un peu moins de 30 % en 1971. En 2006, la proportion de ceux qui ont déclaré utiliser l'anglais le plus souvent à la maison était en hausse par rapport à 2001 dans la plupart des provinces et des territoires. Faisaient exception l'Île-du-Prince-Édouard, la Saskatchewan, la Colombie-Britannique et le territoire du Yukon. Dans tous ces cas, en 2006, plus de 50 % des francophones parlaient l'anglais le plus souvent à la maison.

Tableau 9 Proportion de francophones (langue maternelle unique) qui parlent l'anglais le plus souvent à la maison, Canada, provinces, territoires et Canada moins le Québec, 1971, 1991, 2001 et 2006

Le transfert linguistique n'implique pas nécessairement l'abandon de la langue maternelle. Depuis 2001, le recensement fournit des renseignements détaillés sur les comportements linguistiques en milieu familial. Ces nouvelles données identifient les personnes qui ont effectué un transfert linguistique, mais qui parlent encore leur langue maternelle régulièrement à la maison. Ainsi, en 2006, à l'extérieur du Québec, près de 42 % des francophones utilisant l'anglais le plus souvent au foyer y parlent néanmoins régulièrement le français, comparativement à 39 % en 2001.

Tableau 10 Parmi les francophones (langue maternelle unique) parlant l'anglais le plus souvent à la maison, proportion de ceux qui y parlent le français régulièrement, Canada, provinces, territoires et Canada moins le Québec, 2001 et 2006

La hausse des transferts linguistiques contribue au vieillissement de la population francophone à l'extérieur du Québec

Comme c'est le cas dans l'ensemble du pays, la population francophone vieillit en raison d'une faible fécondité et de la hausse de l'espérance de vie. En outre, la hausse des transferts linguistiques vers l'anglais contribue à la non-transmission de la langue maternelle française aux enfants issus de mères francophones. Par conséquent, il en résulte une diminution du nombre et de la proportion des enfants au sein du groupe francophone. Il s'ensuit donc un vieillissement de la population francophone beaucoup plus accentué que celui de la population anglophone.

À l'extérieur du Québec, l'effectif des francophones atteint un sommet chez les baby-boomers âgés de 40 à 59 ans en 2006. Chez les francophones plus jeunes, les effectifs diminuent rapidement. Se démarquant nettement de la diminution par âge de l'ensemble de la population canadienne, le nombre d'enfants de moins de 5 ans est équivalent à celui des personnes de 75 à 79 ans et il est trois fois plus faible que celui des personnes de 45 à 49 ans.

Figure 2 Structure par âge selon les langues maternelles française et anglaise, groupes d’âge de 5 ans, Canada moins le Québec, 2006


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