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Recensement de 2006 : Peuples autochtones du Canada en 2006 : Inuits, Métis et Premières nations, Recensement de 2006 : Les membres des Premières nations

On a observé une diminution du surpeuplement au cours de la dernière décennie

Les membres des Premières nations sont cinq fois plus susceptibles que les non-Autochtones de vivre dans un logement surpeuplé. Selon les données du recensement, 15 % des membres des Premières nations au Canada vivent dans de tels logements, comparativement à 3 % seulement de la population non autochtone. (Le surpeuplement se rapporte aux logements comptant plus d'une personne par pièce.)

Les professionnels de la santé affirment que les conditions de logement inadéquates peuvent être associées à une foule de problèmes de santé. Par exemple, les conditions de vie dans des logements surpeuplés peuvent contribuer à la transmission de maladies infectieuses comme la tuberculose et l'hépatite A. Ces conditions peuvent aussi favoriser le risque de blessures, les problèmes de santé mentale ainsi que la tension et la violence familiales1.

Le surpeuplement est particulièrement manifeste dans les réserves. Un peu plus du quart (26 %) des membres des Premières nations dans les réserves vivent dans des conditions de surpeuplement. En fait, une proportion considérable de la population des réserves vit dans des logements beaucoup plus surpeuplés que la norme. Un résident sur 10 (11 %) vit dans un logement comptant 1,5 personne ou plus par pièce.

Toutefois, le recensement montre que la situation dans les réserves s'est améliorée au cours de la dernière décennie. En effet, le tiers (33 %) des résidents des réserves occupaient des logements surpeuplés en 1996. Bien que cette amélioration ait été observée dans toutes les provinces et tous les territoires, elle était plus marquée en Ontario et au Québec que dans les provinces des Prairies.

Tableau 21 Pourcentage des populations des Premières nations et non autochtone vivant dans des logements surpeuplés, Canada, 1996 et 2006

Le surpeuplement dans les réserves est beaucoup plus fréquent dans les trois provinces des Prairies. Au Manitoba, environ 37 % des membres des Premières nations vivant dans les réserves habitent un logement comptant plus d'une personne par pièce. Il en va de même pour 36 % d'entre eux en Saskatchewan et 31 % en Alberta. Ces proportions sont de 23 % dans les Territoires du Nord-Ouest et au Québec, et de près du cinquième (19 %) en Ontario.

Une baisse du surpeuplement a également été observée chez les membres des Premières nations habitant hors des réserves. En 2006, 7 % vivaient dans un logement comptant plus d'une personne par pièce, comparativement à 10 % en 1996. Cette amélioration a été marquée surtout dans les régions rurales, où les proportions sont passées de 17 % en 1996 à 10 % en 2006.

Parmi les membres des Premières nations hors des réserves, 15 % vivent dans un logement surpeuplé en Saskatchewan, 10 %, au Manitoba, 9 %, dans les Territoires du Nord-Ouest et 8 %, en Alberta. Dans de nombreuses régions du pays, les membres des Premières nations vivant hors des réserves sont proportionnellement beaucoup plus nombreux que les non-Autochtones à occuper des logements surpeuplés. Ainsi, seulement 1 % des non-Autochtones en Saskatchewan et 2 %, au Manitoba et en Alberta, vivent dans des conditions de surpeuplement.

Hors des réserves, le surpeuplement est aussi fréquent au sein de la population des Premières nations que dans la population non autochtone en Ontario, en Colombie-Britannique, au Québec, en Nouvelle-Écosse et à l'Île-du-Prince-Édouard.

Les membres des Premières nations sont quatre fois plus susceptibles d'habiter des logements nécessitant des réparations majeures

Les membres des Premières nations sont quatre fois plus susceptibles d'habiter des logements requérant des réparations majeures que les non-Autochtones. En 2006, c'est le cas de 28 % de la population des Premières nations et de 7 % seulement de la population non autochtone. (Les besoins en réparations majeures étaient laissés au jugement des répondants.)

Les logements en mauvais état sont particulièrement nombreux dans les réserves des Premières nations. Environ 44 % des membres des Premières nations vivant dans les réserves occupent des logements nécessitant des réparations majeures.

À titre de comparaison, environ 17 % des membres des Premières nations hors des réserves vivent dans de tels logements, tout de même plus du double de la proportion observée au sein de la population non autochtone (7 %).

Tableau 22 Pourcentage des populations des Premières nations et non autochtone vivant dans des logements nécessitant des réparations majeures, Canada, 1996 et 2006

Par ailleurs, l'état des logements occupés par les membres des Premières nations hors des réserves varie selon le lieu de résidence. Dans les régions rurales, le cinquième (21 %) des membres des Premières nations hors réserve vivent dans des logements nécessitant des réparations majeures, comparativement à 17 % de leurs homologues vivant dans les petites villes et à 14 % vivant dans les grandes villes.

Dans l'ensemble, la proportion de la population des Premières nations dans les réserves qui occupe des logements ayant besoin de réparations majeures a augmenté au cours de la dernière décennie, celle-ci étant passée de 36 % en 1996 à 44 % en 2006. Par contre, la situation a très peu changé pour les membres des Premières nations hors des réserves (environ 17 %).

À l'échelle régionale, on observe une proportion nettement plus importante de membres des Premières nations occupant des logements qui nécessitent des réparations majeures dans les réserves des trois provinces des Prairies. Un peu plus de la moitié (54 %) de la population des réserves en Saskatchewan vit dans de tels logements, tout comme 53 % de cette population au Manitoba et 52 %, en Alberta. Les proportions relevées à ce chapitre en Ontario (41 %) et en Colombie-Britannique (39 %) sont sensiblement plus faibles.

Parmi les membres des Premières nations vivant hors réserve, 22 % occupent des logements nécessitant des réparations majeures dans le territoire du Yukon, 20 %, en Saskatchewan comme au Manitoba, et 19 % dans les Territoires du Nord-Ouest.

Dans les quatre provinces de l'Ouest du pays, les membres des Premières nations vivant hors réserve sont 2,5 fois plus susceptibles que les non-Autochtones d'occuper un logement nécessitant des réparations majeures.

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