Modifié le 2 février 2009
No 97-554-GWF2006003 au catalogue
Introduction à l'univers des logements
L'univers des logements se réfère aux Logements collectifs et aux Logements privés.
Le recensement recueille les variables relatives au logement et aux caractéristiques du logement suivantes : Type de construction résidentielle, Pièces, Chambres à coucher, Période de construction, État du logement, et Valeur du logement. Les données sur le type de construction résidentielle ont été recueillies pour tous les Logements privés, alors que les données pour les autres variables l'ont été pour les Logements privés occupés par des résidents habituels au Canada.
Les questions H1 à H8 des questionnaires 2B et 2D ont permis de recueillir les données sur le logement et sur les caractéristiques du logement pour les ménages privés. Les questionnaires 2B ont servi à dénombrer un échantillon de 20 % de tous les ménages privés au Canada, alors que les questionnaires 2D ont servi à dénombrer les ménages privés dans les réserves indiennes et dans les régions éloignées.
Les données relatives au type de construction résidentielle ont été codées par des agents recenseurs ayant reçu une formation.
Questionnaires du Recensement de 2006
Les logements peuvent être classés en plusieurs sous-univers selon qu'ils sont collectifs ou privés, adaptés pour être occupés à l'année, inoccupés ou occupés, et occupés par des résidents habituels, temporaires et/ou étrangers. Les définitions complètes de chaque sous-univers sont disponibles dans l'Index de l'univers des logements du Dictionnaire du Recensement de 2006.
Figure 19 Univers des logements de 2006
Nota : La prudence est recommandée lors de comparaisons entre les données infraprovinciales de plusieurs recensements puisque les limites géographiques pourraient avoir changé.
Mesures de vérification de la qualité des données en place pour le Recensement de 2006
La qualité globale des variables du logement du Recensement de 2006 est acceptable. Les utilisateurs des données du Recensement de 2006 doivent quand même savoir que les taux d'imputation, en général, ont augmenté. Tout au long du processus, des efforts considérables sont faits pour maintenir des normes élevées de qualité des données; mais les données produites sont sujettes à un certain degré d'inexactitude. Voici en quoi consiste l'évaluation des variables du logement au niveau provincial :
Pour évaluer l'utilité des données du recensement aux fins auxquelles elles sont destinées et pour comprendre le risque qu'il y a à tirer des conclusions ou à prendre des décisions sur la foi de ces données, les utilisateurs doivent être conscients des indicateurs de qualité des données suivants pour les variables du logement.
Type de construction résidentielle
Pièces
Chambres à coucher
Période de construction
État du logement
Valeur du logement
Voici les subdivisions de recensement qui sont les plus touchées par les valeurs élevées du logement :
Capital H (partie 2) (Colombie-Britannique)
Hart Butte no 11 (Saskatchewan)
Barkmere (Québec)
Northern Rockies B (Colombie-Britannique)
Silver Beach (Alberta)
Sainte-Praxède (Québec)
Terra Nova (Terre-Neuve‑et-Labrador)
Rushoon (Terre-Neuve‑et-Labrador)
Eldon no 471 (Saskatchewan)
Improvement District no 4 (Alberta)
Estérel (Québec)
Senneville (Québec)
Greater Vancouver A (Colombie-Britannique)
La Morandière (Québec)
Stanbridge Station (Québec)
Lestock (Saskatchewan)
Poplar Bay (Alberta)
Bonnyville Beach (Alberta)
Spalding no 368 (Saskatchewan)
Jarvis Bay (Alberta).
Les concepts et définitions des variables du logement n'ont pas changé depuis le Recensement de 2001, à l'exception de la variable Type de construction résidentielle. Les modifications aux instructions données aux agents recenseurs et les changements apportés au processus de dénombrement touchent la comparabilité historique de la variable Type de construction résidentielle. Les utilisateurs doivent tenir compte de ces facteurs lorsqu'ils font des comparaisons historiques.
La variable « Type de construction résidentielle » est recueillie par des agents recenseurs formés. Les améliorations apportées au processus de dénombrement ont permis de mieux identifier les logements difficiles à trouver tels que les appartements au sous-sol. Par conséquent, les structures qui pouvaient être classées comme des maisons individuelles non attenantes lors des recensements antérieurs parce que rien n'indiquait, de l'extérieur, qu'il s'agissait d'un appartement, sont plus susceptibles d'être classées comme des appartements – soit dans un duplex ou dans un immeuble de moins de cinq étages, selon le cas.
Les instructions de classification supplémentaires à l'intention des agents recenseurs ont permis d'éclaircir la façon dont certains types de logements pourraient être classés – surtout ceux attenant à d'autres logements. En particulier, la définition d'un duplex (immeuble avec deux appartements, l'un au-dessus de l'autre) a été élargie pour inclure les duplex attenant à d'autres structures. Au recensement de 2001 et aux recensements antérieurs, un appartement dans un duplex attenant à d'autres logements ou immeubles était classé comme un « appartement dans un immeuble de moins de cinq étages ». Pour 2006, ces duplex attenants sont regroupés, avec les duplex non attenants, dans une nouvelle catégorie appelée « appartement ou plain-pied dans un duplex ». Cette nouvelle catégorie remplace celle dite « appartement ou plain-pied dans un duplex non attenant ».
Ces deux changements touchent les régions qui ont reçu un questionnaire du recensement par la poste (environ les deux tiers du Canada). Les instructions de classification supplémentaires ne touchent que les régions où l'on trouve les types particuliers de logements attenants. La région de Montréal est particulièrement touchée.
Les comparaisons des données sur le type de construction résidentielle au Canada entre les recensements de 2001 et de 2006 indiquent une diminution de la proportion des « maisons individuelles non attenantes » (-2,1 %), une augmentation de la proportion des « appartements ou plains-pieds dans un duplex non attenant » (+1,8 %) et une augmentation de la proportion des « appartements dans un immeuble de moins de cinq étages » (+0,4 %). Ces changements constituent les résultats combinés des instructions de classification supplémentaires, des améliorations au processus de dénombrement et des véritables changements qui se sont produits depuis le Recensement de 2001. On ne peut pas établir la contribution de chacun de ces trois facteurs.
En outre, lors du Recensement de 2001, les appartements dans un immeuble de moins de cinq étages faisaient l'objet d'une distinction supplémentaire selon qu'il s'agissait d'un appartement avec ou sans accès au niveau du sol; cette distinction n'existait pas au Recensement de 2006. L'évaluation des données postcensitaires du Recensement de 2001 a soulevé un problème relatif à la qualité des données pour ces logements. Par conséquent, les deux catégories ont été agrégées sous « Appartement dans un immeuble de moins de cinq étages » et cette catégorie est directement comparable à la même catégorie aux recensements précédents et au Recensement de 2006.
La comparabilité des données des recensements de 2001 et de 1996 est décrite dans Logements, ménages et coûts d'habitation : rapport technique du Recensement de 2001.
La classification des logements collectifs durant le dénombrement du recensement a évolué au fil du temps et est devenue plus complexe. En primeur au Recensement de 2006, les agents recenseurs remplissaient un formulaire de profil du logement collectif pour chaque logement collectif avant le dénombrement. Les renseignements sur les services fournis, la capacité, la personne-ressource, et les immeubles connexes étaient recueillis sur le formulaire d'établissement des profils, ce qui a eu pour effet d'améliorer la classification des logements pour le Recensement de 2006.
Malgré le nouveau formulaire d'établissement des profils pour le Recensement de 2006, la classification des types de logements collectifs demeure un défi. À titre d'exemple, comme les nouveaux établissements associent maisons de repos et foyers pour personnes âgées, il devient de plus en plus difficile de faire une distinction entre les deux.
De nouvelles catégories de logements collectifs ont été ajoutées au Recensement de 2006. La catégorie « Soins spéciaux » comprend les maisons de repos, les foyers pour personnes âgées ainsi que les hôpitaux pour malades chroniques et soins prolongés et établissements connexes. La catégorie de 2001 « Établissements pour enfants et mineurs » a été séparée pour former les catégories « Foyer collectif pour enfants et adolescents » et « Foyer et centre de traitement pour les enfants ayant des troubles psychiatriques ou une déficience développementale ». La catégorie « Lieux de détention de la police » est nouvelle. La catégorie de 2001 « Autres refuges et maisons de chambre et pensions offrant des services d'aide » a été scindée pour obtenir les catégories « Refuges pour femmes et enfants violentés » et « Autres refuges et maisons de chambre et pensions offrant des services d'aide ». Enfin, la catégorie « Navires marchands et gouvernementaux » comprend les navires des Forces armées canadiennes en mer ou au port, les navires de la Garde côtière, et les navires marchands.
En raison des problèmes de classification liés aux logements collectifs, une attention particulière doit être apportée à l'interprétation des données sur chaque type de logement collectif et à la comparaison avec les recensements antérieurs.
Les utilisateurs doivent aussi s'attendre à ce que les classifications de 2006 de Statistique Canada ne correspondent pas aux classifications utilisées dans les données administratives ou d'autres sources, étant donné que les établissements sont classés selon leurs fonctions plutôt que selon leur nom ou leur statut officiel. En outre, les données du recensement ne sont pas recueillies pour les résidents étrangers et/ou temporaires, alors que ces résidents peuvent être visés par des sources de données administratives.
Les coûts d’habitation (qui comprennent les coûts des services publics et le loyer en espèces pour les locataires, ainsi que les coûts des services publics, les paiements hypothécaires, les impôts fonciers et les frais de condominium pour les propriétaires) ne sont pas recueillis ni calculés pour les logements situés dans une ferme qui sont occupés par l’exploitant agricole. Cela vient du fait que les exploitants agricoles qui vivent dans la ferme qu’ils exploitent peuvent avoir de la difficulté à faire une distinction entre les coûts d’habitation liés à l’exploitation agricole et leurs coûts d’habitation personnels. Depuis au moins le Recensement de 1971, les logements agricoles occupés par l’exploitant agricole sont exclus du calcul des coûts d’habitation.
Dans le cadre du recensement, les logements situés dans une ferme qui sont occupés par l’exploitant agricole sont indiqués par le répondant. On demande aux répondants de cocher une case précédant immédiatement les questions sur les coûts d’habitation (questions H6 à H8 dans le formulaire complet du Recensement de 2006) s’ils sont des exploitants agricoles demeurant dans la ferme qu’ils exploitent. Le libellé des instructions est demeuré à peu près le même depuis 1981. Toutefois, la présentation a changé légèrement d’un recensement à l’autre. Dans le cas du Recensement de 2006, la case à cocher était située plus près des instructions et n’était pas alignée avec les autres cases à cocher, ce qui fait qu’elle était peut‑être moins visible pour les répondants.
Les logements situés dans une ferme qui sont occupés par un exploitant agricole représentent de 1 à 2 % de tous les logements privés occupés dans le Recensement de 2001 (environ 171 925 logements privés sur 11 562 975). Le nombre de ces logements a diminué d’un recensement à l’autre. Toutefois, entre le Recensement de 2001 et celui de 2006, une baisse plus importante que prévu a été observée. Dans le cadre du Recensement de 2006, le nombre de ces logements a diminué de 73 555 (passant de 171 925 en 2001 à 98 370 en 2006), tandis que pour le Recensement de 2001 et celui de 1996, la diminution a été d’environ 15 000 dans chaque cas. Une des explications possibles de cette différence est la présentation différente de la case à cocher pour les logements agricoles, étant donné que ni le libellé, ni les règles de traitement pour cette variable indicatrice n’ont changé entre les recensements.
Par conséquent, les tableaux et les statistiques sur les coûts d’habitation pourraient inclure certains logements qui auraient dû être exclus parce qu’il s’agit de logements agricoles qui sont occupés par l’exploitant agricole, mais qui n’ont pas été désignés comme tels par celui‑ci dans le questionnaire. Compte tenu du petit nombre de logements agricoles occupés par l’exploitant agricole par rapport au nombre de logements privés, les répercussions de la non‑exclusion de certains de ces logements sont négligeables au niveau du Canada. Toutefois, dans les petites régions où ce type de logement est plus nombreux, il faut faire preuve de prudence lorsque l’on fait des comparaisons historiques des coûts d’habitation, les recensements passés ayant probablement exclu un plus grand nombre de ces logements agricoles.
| Année de recensement | Nombre de logements agricoles occupés par l’exploitant agricole | Nombre de logements privés occupés par les résidents habituels |
|---|---|---|
| 1981 | 235 195 | 8 281 530 |
| 1986 | 196 210 | 8 991 670 |
| 1991 | 203 490 | 10 018 270 |
| 1996 | 188 575 | 10 820 055 |
| 2001 | 171 925 | 11 562 975 |
| 2006 | 98 000 | 12 437 470 |