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Guide de référence pour la mobilité et la migration, Recensement de 2006

No 97-556-GWF2006003 au catalogue

Définitions et explications des concepts des variables

Introduction à l'univers de la population

Il y a deux sous-univers pour Mobilité et migration : Mobilité 1 an auparavant, qui est fondé sur les réponses à la question sur le lieu de résidence 1 an avant la date du recensement (question 23), et Mobilité 5 ans auparavant, qui est fondé sur les réponses à la question sur le lieu de résidence 5 ans avant la date du recensement (question 24). Ces sous-univers excluent les pensionnaires d'un établissement institutionnel, les Canadiens appartenant à un ménage à l'extérieur du Canada, comme les diplomates, et les soldats canadiens en poste à l'étranger. Sont aussi exclues les personnes de moins de 1 an dans le cas du sous-univers Mobilité 1 an auparavant et les personnes de moins de 5 ans dans le cas du sous-univers Mobilité 5 ans auparavant.

Il y a 12 variables dans chacun des sous-univers Mobilité 1 an auparavant et Mobilité 5 ans auparavant.

Questions

Les données sur la mobilité et la migration proviennent des réponses aux questions 23, pour la mobilité 1 an auparavant, et 24, pour la mobilité 5 ans auparavant, des questionnaires de recensement complets (2B et 2D). Les questionnaires 2B ont servi à dénombrer un échantillon de 20% de tous les ménages privés au Canada, tandis que les questionnaires 2D ont servi à dénombrer les ménages privés des réserves indiennes et des régions éloignées. Les questions relatives à la mobilité sont les questions 23 et 24 du questionnaire (2B) du Recensement de 2006.

Classification

Mobilité – Lieu de résidence 1 an auparavant

La mobilité est déterminée d'après le lien entre le domicile habituel d'une personne le jour du recensement et son domicile habituel un an plus tôt. Il s'agit d'une personne n'ayant pas déménagé si son domicile n'a pas changé dans l'intervalle; sinon, il s'agit d'une personne ayant déménagé. Cette catégorisation correspond à la mobilité (1 an auparavant). Dans la catégorie des personnes ayant déménagé, on peut également distinguer les non-migrants et les migrants; cette distinction correspond au statut migratoire.

Figure 6 Liens entre la catégorie de la mobilité et la question du Recensement de 2006 sur le lieu de résidence un an auparavant

Les personnes n'ayant pas déménagé sont celles qui, le jour du recensement, demeuraient à la même adresse que celle où elles résidaient un an plus tôt.

Les personnes ayant déménagé sont celles qui, le jour du recensement, demeuraient à une autre adresse que celle où elles résidaient un an plus tôt.

Les non-migrants sont des personnes ayant déménagé qui, le jour du recensement, demeuraient à une autre adresse, mais dans la même subdivision de recensement (SDR) que celle où elles résidaient un an plus tôt.

Les migrants sont des personnes ayant déménagé qui, le jour du recensement, demeuraient dans une SDR autre que celle où elles résidaient un an plus tôt (migrants internes) ou qui résidaient à l'extérieur du Canada un an plus tôt (migrants externes).

Mobilité – Lieu de résidence 5 ans auparavant

La mobilité est déterminée d'après le lien entre le domicile habituel d'une personne le jour du recensement et son domicile habituel cinq ans plus tôt. Les catégories de répondants sont les mêmes que pour Lieu de résidence 1 an auparavant décrites ci-dessus.

Figure 7 Liens entre la catégorie de la mobilité et la question du Recensement de 2006 sur le lieu de résidence cinq ans auparavant

Le lieu de résidence au Canada est codé dans la Classification géographique type (CGT) 2006, un code de sept chiffres pour chaque subdivision de recensement.

Données

Mobilité et migration

Qualité des données

Mesures de vérification de la qualité des données en place pour le Recensement de 2006

Traitement

Le traitement des données décrites dans le présent guide comprend le codage des réponses ainsi que le contrôle et l'imputation des réponses invalides et de la non-réponse.

Codage de la mobilité

Les questions sur la mobilité comprennent quatre champs nécessitant le codage automatique :

  1. Lieu de résidence 1 an auparavant à l'intérieur du Canada;
  2. Lieu de résidence 1 an auparavant à l'extérieur du Canada;
  3. Lieu de résidence 5 ans auparavant à l'intérieur du Canada;
  4. Lieu de résidence 5 ans auparavant à l'extérieur du Canada.

Un fichier de référence des noms de localité est utilisé pour coder le lieu de résidence au Canada. Pour la toute première fois au Recensement de 2006, on s'enquérait du code postal des répondants afin de coder leur lieu de résidence. Si le code postal et le nom de la localité étaient tous deux indiqués, les deux servaient au codage; le code postal étant considéré comme base définitive.

Le lieu de résidence au Canada est codé conformément à la version 2006 de la Classification géographique type (CGT).

Un fichier de référence des noms de pays est utilisé pour coder le lieu de résidence à l'extérieur du Canada selon le code à trois chiffres du pays.

Non-réponse et réponses invalides

La non-réponse signifie qu'aucune des cases n'a été cochée et qu'aucune des zones de réponse écrite n'a été remplie.

S'entend du terme « réponse invalide » :

  1. une question où l'on a coché plus d'une case de réponse;
  2. une réponse incohérente, la réponse cochée et la réponse écrite se contredisant;
  3. une subdivision de recensement ou un pays impossible à coder.

Au Recensement de 2006, la question sur le lieu de résidence 1 an auparavant s'est soldée par un taux de non-réponse de 2,3 % et un taux de réponses invalides de 1,5 %, une augmentation de 1,3 % et de 0,9 % respectivement par rapport au Recensement de 2001.

La question sur le lieu de résidence 5 ans auparavant s'est soldée par un taux de non-réponse de 2,3 % en 2006, une augmentation de 1,6 % par rapport à 2001. Dans le même ordre d'idées, le taux de réponses invalides est passé de 1,3 % en 2001 à 2,4 % en 2006.

La version Internet des questionnaires a donné lieu à des taux de non-réponse et de réponses invalides inférieurs à ceux associés à la version papier. Conformément, pour la question sur le lieu de résidence 1 an auparavant, le taux de non-réponse a été de 0,6 % pour la version Internet comparativement à 1,8 % pour la version papier. Le taux de réponses invalides a également été moins élevé (0,0 %) pour la version Internet que pour la version papier (1,5 %).

Il en va de même pour la question sur le lieu de résidence 5 ans auparavant : taux de non-réponse de 0,7 % pour la version Internet par rapport à 1,8 % pour la version papier; taux de réponses invalides de 0,0 % pour la version Internet par rapport à 2,6 % pour la version papier.

Imputation dans les cas de non-réponse et de réponses incohérentes

Lors du traitement automatisé des données, on effectue une vérification de la cohérence logique des différentes caractéristiques afin d'optimiser la qualité des données sur la mobilité. Ensuite, toutes les réponses invalides ou incohérentes et les valeurs manquantes sont remplacées par des valeurs acceptables au terme d'un processus appelé « imputation ». Les données sur la mobilité sont soumises à deux formes d'imputation : l'imputation déterministe et l'imputation par donneur. L'imputation déterministe est le processus par lequel une valeur unique est attribuée pour remplacer une valeur manquante ou une réponse incohérente en fonction des relations entre les caractéristiques. L'imputation par donneur, quant à elle, consiste à repérer, dans une même zone géographique, des personnes ayant des caractéristiques semblables mais complètes et cohérentes, puis à copier les valeurs associées à des personnes choisies au hasard pour remplacer les données manquantes ou erronées des questionnaires rejetés à la vérification.

Le Système canadien de contrôle et d'imputation du recensement (SCANCIR) a été utilisé dans les modules de pré-dérivation et de post-dérivation qui servent à effectuer l'imputation visant les réponses à cocher et en toutes lettres dans les cas de réponses incohérentes. Les procédures de contrôle et d'imputation permettent de résoudre les cas de non-réponse et de réponses invalides, et d'attribuer des valeurs pour les variables de la mobilité chez les personnes âgées de moins de 15 ans.

Pour les questions sur le lieu de résidence 1 an et 5 ans auparavant, les taux d'imputation déterministe et d'imputation par le SCANCIR (imputation par donneur) lors du Recensement de 2006 sont comparables à ceux obtenus dans le cadre du Recensement de 2001.

Dans le cas du lieu de résidence 1 an auparavant pour tous les groupes d'âge, le taux d'imputation par le SCANCIR s'est établi à 17,9 % au Recensement de 2006 comme à celui de 2001, tandis que le taux d'imputation déterministe a été légèrement inférieur au Recensement de 2006 (1,2 %) qu'au Recensement de 2001 (1,7 %).

Dans le cas du lieu de résidence 5 ans auparavant pour tous les groupes d'âge, le taux d'imputation par le SCANCIR a été un peu inférieur au Recensement de 2006 (14,9 %) qu'à celui de 2001 (16,3 %). C'est aussi le cas pour le taux d'imputation déterministe : 3,5 % au Recensement de 2006, comparativement à 3,9 % au Recensement de 2001.

Les taux plus élevés d'imputation par le SCANCIR que d'imputation déterministe s'expliquent principalement par le fait que l'imputation par le SCANCIR sert à attribuer les données sur la mobilité chez les enfants de moins de 15 ans qui ne sont pas tenus de répondre à la question du recensement.

Cela est manifeste dans les taux très élevés d'imputation par le SCANCIR pour le lieu de résidence 1 an auparavant des personnes âgées de moins de 15 ans. Ce taux s'établissait à 95,0 % en 2006 et à 84,8 % en 2001. À titre de comparaison, les taux d'imputation par le SCANCIR pour les personnes âgées de 15 ans et plus ne s'élevaient qu'à 2,8 % en 2006 et 2,1 % en 2001. Pour le lieu de résidence 5 ans auparavant, ce taux atteignait 92,1 % en 2006 et 96,6 % en 2001. Contrairement aux enfants de moins de 15 ans, les taux d'imputation SCANCIR pour les personnes âgées de 15 ans et plus étaient de seulement 3,7 % en 2006 et de 3,2 % en 2001.

Des renseignements plus détaillés sur le contrôle et l'imputation sont présentés dans le rapport technique du Recensement de 2001 sur la mobilité et la migration.

Comparabilité des données

La question sur la mobilité en regard du lieu de résidence 1 an auparavant a d'abord été posée au Recensement de 1991. Cette année-là, seule la question sur la province de résidence 1 an auparavant était posée. Depuis le Recensement de 1996, les catégories géographiques utilisées sont identiques à celles employées dans la question sur le lieu de résidence 5 ans auparavant, les subdivisions de recensement (SDR) constituant les limites géographiques qui définissent la migration.

La question sur la mobilité en regard du lieu de résidence 5 ans auparavant ne diffère pas de manière significative des questions quinquennales des recensements précédents. Par conséquent, les données sur la mobilité en 5 ans sont généralement comparables depuis 1961. La question est fondée sur un intervalle de référence de cinq ans, et la subdivision de recensement (SDR) sert à définir les limites migratoires.

Le nombre de migrants, c'est-à-dire les personnes ayant traversé les limites des subdivisions de recensement, est conditionné par le nombre de subdivisions de recensement, lequel varie d'un recensement à l'autre. Le regroupement de municipalités (SDR) a fait descendre le nombre de SDR de 5 984 en 1996 à 5 600 en 2001 et à 5 418 en 2006.

L'annexe J du Dictionnaire du Recensement de 2006 décrit plus en détail la comparabilité des données sur la mobilité au fil des recensements.

Comparaison avec d'autres sources de données

Comme dans le cas de tous les recensements, la qualité des données du Recensement de 2006 sur la mobilité et la migration a été évaluée à l'interne avant la publication de l'information. Les données ont été comparées, dans la mesure du possible, à des données provenant d'autres sources. On a employé deux grandes sources de données aux fins de la comparaison : les fichiers de l'impôt sur le revenu pour les données sur la migration interne et les dossiers administratifs de Citoyenneté et Immigration Canada pour les données sur la migration externe. Aux fins de la comparaison des données sur la migration interprovinciale, on a utilisé, pour les données sur la mobilité 1 an et 5 ans auparavant, les estimations finales de la migration tirées des fichiers de l'impôt sur le revenu. Pour les régions métropolitaines de recensement, la dernière période de données d'un an (2005-2006) a servi aux estimations provisoires fondées sur les données du programme de la Prestation fiscale canadienne pour enfants. Pour la comparaison des données sur la migration externe, les données sur les immigrants admis et les fichiers de Citoyenneté et Immigration Canada sur les permis de séjour pour étudiants et les permis de travail ont été employés.